Réseaux sociaux et mineurs : l’Assemblée nationale adopte une mesure historique

Le 26 janvier 2026, l’Assemblée nationale a adopté l’article principal d’une proposition de loi visant à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux enfants de moins de 15 ans. Cette décision marque une étape majeure dans la protection des jeunes face aux risques liés à l’usage précoce des plateformes numériques.

Une mesure pour protéger les adolescents

La loi prévoit que les réseaux sociaux doivent vérifier l’âge des utilisateurs et interdire l’inscription des moins de 15 ans. L’objectif est de limiter l’exposition des enfants à des contenus inappropriés, à la publicité ciblée et aux phénomènes de cyberharcèlement. Le président Emmanuel Macron a salué cette décision comme une “étape majeure” pour protéger la santé mentale et le développement des adolescents.

Selon les experts, l’exposition précoce aux réseaux sociaux peut nuire à la concentration, au sommeil et à la confiance en soi. La mesure s’inscrit donc dans une volonté de préserver l’équilibre psychologique des jeunes tout en leur permettant de profiter du numérique de manière encadrée.

Des réactions contrastées

Le vote a été largement soutenu : 116 députés ont approuvé l’article phare contre 23. Les partisans soulignent que la mesure fixe une limite claire et nécessaire pour protéger les enfants. Les associations de protection de l’enfance se sont également félicitées de ce texte, qu’elles considèrent comme un outil efficace pour prévenir le cyberharcèlement et les risques liés aux contenus inadaptés.

Cependant, des voix critiques s’élèvent. Certains députés et experts mettent en avant les difficultés pratiques liées à la vérification d’âge et s’interrogent sur l’impact potentiel sur les libertés individuelles. De plus, certains jeunes et défenseurs des droits numériques estiment que l’éducation numérique et l’accompagnement parental devraient être davantage privilégiés, plutôt qu’une interdiction stricte.

La mesure doit encore être examinée par le Sénat avant adoption définitive. Si le texte est confirmé, il pourrait entrer en vigueur dès la rentrée scolaire 2026 pour les nouveaux comptes, avec un calendrier de mise en conformité pour tous les comptes existants d’ici la fin de l’année.

Crédit photo Cottonbro Studio