Mercosur : nouvelle journée décisive à l’Assemblée nationale ce mercredi

Ce mercredi 14 janvier 2026, l’accord de libre échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur continue de faire l’objet d’un débat politique intense en France. À l’Assemblée nationale, deux motions de censure ont été déposées par La France insoumise (LFI) et le Rassemblement national (RN) contre le gouvernement de Sébastien Lecornu, dans un contexte de fortes tensions autour de cet accord commercial.

Deux motions de censure, une cible commune

Les textes déposés par LFI et le RN visent à critiquer la gestion gouvernementale de ce dossier. Les députés dénoncent notamment ce qu’ils considèrent comme une incohérence entre la position officielle de la France et l’avancée de l’accord à l’échelle européenne, où une majorité qualifiée d’États membres a donné son accord pour la signature prochaine du traité.

Si les motions doivent être débattues en séance après les questions au gouvernement, elles n’ont pas de réelle majorité pour être adoptées, le Parti socialiste et Les Républicains ayant d’ores et déjà indiqué qu’ils ne voteraient pas ces textes. Cette absence d’alliance parlementaire rend peu probable la chute du gouvernement, même si l’examen de ces motions constitue un geste politique fort de la part des groupes d’opposition.

France et Mercosur : une opposition maintenue

La France a réaffirmé ces dernières semaines son opposition à l’accord Mercosur en l’état, jugeant que les garanties obtenues ne suffisent pas à protéger l’agriculture locale et à assurer des conditions équivalentes de production. Cette position s’inscrit dans une longue contestation du texte, que Paris juge potentiellement défavorable à certaines filières agricoles.

Sur le plan européen, le Mercosur est pourtant en passe d’être formellement signé dès ce samedi 17 janvier au Paraguay, alors que la Commission européenne discute d’une possible application provisoire avant même la ratification par le Parlement européen.

Crédit photo Assemblée nationale