Le calme de l’ancien cimetière de Maizières-lès-Metz a été brutalement rompu dans la nuit du 14 au 15 septembre 2026. Au total, 96 sépultures ont été dégradées. Une femme de 32 ans s’est présentée aux forces de l’ordre et a reconnu les faits.
Les premières constatations ont été réalisées mardi matin, après le signalement de dégradations par des riverains. Dans l’ancien cimetière de Maizières-lès-Metz, les enquêteurs ont découvert de nombreuses tombes touchées.
Croix, crucifix et statues avaient été endommagés ou brisés, certains éléments ayant été déplacés et regroupés au sol. Au total, 96 sépultures ont été recensées comme ayant subi des dégradations.
Face à l'ampleur des dégâts, le site a été fermé afin de permettre aux enquêteurs de procéder aux constatations et de recueillir les différents éléments utiles à l'enquête.
Les investigations sont menées par les gendarmes de la brigade de Maizières-lès-Metz et de la brigade de recherches de Metz. Des techniciens en identification criminelle sont également intervenus sur place.
L'enquête porte notamment sur des faits susceptibles de relever de la violation ou de la profanation de sépulture en raison de l'appartenance religieuse, réelle ou supposée, des défunts, selon le parquet de Metz.
Une évolution est rapidement intervenue dans l'enquête. Une femme âgée de 32 ans s'est présentée spontanément aux forces de l'ordre mardi 15 septembre et a reconnu les dégradations. Elle a alors été placée en garde à vue. Elle a depuis été hospitalisée d'office, selon les informations communiquées mercredi.
À ce stade, les investigations doivent notamment permettre de préciser les circonstances exactes des faits et leur déroulement.
La municipalité a décidé de maintenir fermé l'ancien cimetière pendant plusieurs jours afin de laisser les enquêteurs travailler et de procéder à un relevé précis des dégâts.
Cette étape doit également permettre d'identifier les objets endommagés et les sépultures concernées, avant que les familles puissent être accompagnées dans la suite des démarches.
Le nouveau cimetière a également été fermé par mesure de précaution. Des patrouilles doivent par ailleurs être renforcées à proximité des cimetières et des lieux de culte dans les prochains jours.
Au-delà des dégâts matériels, les faits ont profondément marqué les habitants et les familles dont les proches reposent dans ce cimetière.
Le préfet de la Moselle, Pascal Bolot, a condamné les dégradations et rappelé que les lieux de sépulture doivent rester des espaces consacrés au respect, à la dignité et au recueillement.
Un temps de recueillement et de prière est prévu le vendredi 25 septembre à 18h30, à l'église Saint-Martin de Maizières-lès-Metz.
Pour les familles concernées, l'heure est désormais aux constatations et à l'attente de réponses, alors que l'enquête se poursuit.
Crédit illustation : GEORGES GOBET / AFP